En cas de sinistre, les personnes
chargées des collections patrimoniales se retrouvent souvent démunies et
isolées, en manque d’aide technique, matérielle, humaine et
organisationnelle.
Le GASP est une initiative co-créée par
la Fabrique de patrimoines en Normandie et Normandie Livre et Lecture en
2018. Elle a pour objectifs de sensibiliser et d'organiser la gestion
des risques appliquée à la protection culturelle en Normandie.
Le GASP s'appuie sur l'existence de deux réseaux :
le Réseau des musées de Normandie (coordonné par la Fabrique de patrimoines en Normandie)
le réseau des bibliothèques et centres d'archives patrimoniales (animé par Normandie Livre & Lecture)
Cette initiative s'adresse à l'ensemble
des gestionnaires des collections (musées, bibliothèques, archives et
monuments historiques) et les services de secours normands autour d'un
objectif commun : la sauvegarde du patrimoine en cas de sinistre
(inondation, incendie, séisme, glissement de terrain...).
La Tapisserie de Bayeux - Centre de compréhension de l'Europe du Moyen-Âge
Au sein du volet numérique du projet du futur Musée de la Tapisserie de Bayeux – Centre de compréhension de l'Europe du Moyen-Âge auquel collaborent de nombreux partenaires institutionnels et scientifiques, un Système d'Information Documentaire Spatialisé (SIDS) a été élaboré. Cette plateforme propose une représentation originale de la Tapisserie de Bayeux qui facilite son étude et qui indexe la documentation existante et à venir.
La Fabrique de patrimoines, qui avait déjà œuvré (dès 2005, à l'époque sous forme de l'association Normandie Patrimoine), dans le cadre de nos missions de service public, à la réflexion autour de la conservation, de la manipulation, de l'évacuation et du plan de sauvegarde de la Tapisserie, avait également travaillé à l'écriture du dossier de classement du bien au registre Mémoire du Monde de l'UNESCO, en 2007.
En janvier 2017, la Fabrique de patrimoines a pu accompagner de nouveau la conservation de ce bien :
en participant à l'organisation des mouvements de l'œuvre, nécessaires à la campagne d'imagerie : préparation des opérations avec la DRAC et le Conservateur de la Tapisserie ; documentation audiovisuelle des opérations ; encadrement des opérateurs ; retours d’expérience et amélioration des pratiques ; 82 personnes, représentant 11 institutions ou collectivités, ont été mobilisées sur 5 mouvements : les 03, 06, 16, 24 et 27 janvier 2017
et en réalisant la première campagne d'imagerie scientifique complète sur la face de la Tapisserie de Bayeux (prestation rémunérée par la DRAC).
Les objectifs de cette campagne de prise de vues multispectrales de la Tapisserie de Bayeux sont de :
documenter l’état actuel de la Tapisserie et servir de référence pour son évolution ultérieure,
servir de support à différents programmes de recherche (colorants, restaurations...),
servir de données de base pour la construction d'un fond de référence, élément central du futur Système d'Information Documentaire Spatialisé (SIDS) de la Tapisserie de Bayeux,
disposer de prises de vue en haute définition de la Tapisserie à vocations scientifique (recherche),culturelle (publications, utilisation dans le parcours muséographique...), éducative,de communication (divers supports de communication dont site Internet...) et commerciale (produits dérivés...).
Concrètement, cette opération a permis d’obtenir une couverture complète de la face de l’œuvre, en haute définition (chaque cliché au minimum à 4000 x 6000 pixels) en lumière directe, en lumière rasante, en réflexion infrarouge et en fluorescence d’ultraviolet. La campagne de prise de vue s’est déroulée sur 13 journées du 3 au 24 janvier 2017 pendant lesquelles Antoine Cazin, responsable de l'imagerie scientifique, et Guillaume Debout, chef du pôle, ont réalisé 1216 clichés. De plus, 6 détails ainsi qu’un fragment conservé à la médiathèque de Bayeux et son écrin ont fait l’objet de plusieurs clichés. Enfin 16 zones de détail ont fait l’objet au total de 618 clichés sous des lumières d’incidence variable qui ont permis de générer 16 fichiers RTI.
Depuis 2018, le LABO, pôle conservation, restauration & imagerie scientifique, accompagne les services de l'Etat (DRAC Normandie) en tant qu'AMO sur tous les aspects de conservation-restauration de ce bien patrimonial unique.
Le groupe projet associe des experts en conservation des monuments historiques, des restaurateurs, des spécialistes de la Tapisserie de Bayeux et du Moyen-âge de plusieurs pays ainsi que des universitaires chercheurs en Informatique (document électronique, imagerie, etc) et en sciences humaines (histoire, œuvres anciennes) ainsi que des ingénieurs/développeurs.
Projet cofinancé par l'Union Européenne, la Région Normandie et le CNRS dans le cadre du projet NUMNIE
Valorisation du fonds d’archives d’images fixes et animées
La Fabrique de patrimoines conserve à ce jour un peu plus de 2000 heures de vidéos numérisées et de plus de 70 000 photographies. Pour valoriser ces collections et associer les internautes, des jeux d'identification de photographies sont organisés sur les réseaux sociaux reposant sur le concept de la documentation participative et collaborative. En outre, chaque mois, un extrait des fonds audiovisuels est diffusé via Facebook permettant la découverte des fonds d’exception et incitant les internautes à visionner davantage. A titre d’exemple, la publication d’images de la Foire de Caen dans les années 30 a été vue par plus de 8000 personnes.
PÔLE CONSERVATION-RESTAURATION-NUMÉRISATION
Un tableau de Courbet passé aux rayons X !
Le tableau "Vue du Lac Léman", une des dernières toiles du peintre Gustave Courbet, a été authentifié à Granville en mars.
L'œuvre est passée ce lundi au Laboratoire d'Imagerie Scientifique pour une séance de prises de vue sous différents spectres lumineux et de radiographies.
Les examens d'imagerie scientifique ont permis d'une part de documenter l'état matériel de l'œuvre, jugé tout à fait satisfaisant. D'autre part, les restaurations anciennes ont pu être caractérisées et cartographiées.
Enfin, le tableau ayant été rentoilé, des renseignements précieux sur le support original ont été collectés : caractérisation de la trame de toile originale, absence de changement de format et de composition sous-jacente.
Le tableau sera exposé du 10 juillet au 13 septembre au Musée d’art moderne de Granville.
L’Observatoire des musées de Normandie sort ses premiers résultats, consultables en pdf sur ce lien : https://www.musees-normandie.fr/-Observatoire-.html , concernant une soixantaine de musées de Basse-Normandie pour l'année 2015. Projet conjoint des pôles Réseau des musées et Conservation-restauration-numérisation, cet outil de connaissance statistique permet aux musées membres de se situer par rapport aux autres en ce qui concerne les tarifs, les temps d'ouverture, les collections, les publics, le personnel... Les résultats donnent une idée de l'impact du secteur muséal dans la région, dans toute sa diversité : le maillage territorial des "petits" musées assure un accueil de qualité pour les touristes et instaure une relation de proximité culturelle avec les habitants. Les prochains résultats concerneront l'année 2016 et intégreront des musées de l'Eure et de la Seine-Maritime.
La Fabrique de patrimoines en Normandie 01/06/2017, 1h21Actualités
Campagne d'imagerie scientifique sur l'ensemble de la Tapisserie de Bayeux
Durant tout le mois de janvier, Antoine CAZIN et Guillaume DEBOUT, du Pôle Conservation-Restauration-Numérisation de la Fabrique de patrimoines en Normandie, vont mener la campagne d'imagerie scientifique sur l'ensemble de la Tapisserie de Bayeux.
Ils réaliseront des prises de vue multispectrales (lumière visible, fluorescence et réflexion UV, réflexion Infra-Rouge, lumière rasante, Reflectance Transformation Imaging).
Ce travail a comme objectifs :
- documenter l'état actuel de la Tapisserie et servir de référence pour son évolution ultérieure ;
- servir de support à différents programmes de recherche (conservation, restauration, colorants, matériaux constitutifs...)
- alimenter une base de données qui utilisera des images de la Tapisserie comme support ;
- disposer de prises de vue HD de la Tapisserie à vocations scientifique, culturelle, éducative...
C'est la première campagne de ce type réalisée sur la Tapisserie de Bayeux.
Campagne d'imagerie scientifique sur l'ensemble de la Tapisserie de Bayeux.
ETHNOPÔLE
Chloé BOUR, Chargée de recherche et de valorisation du patrimoine culturel immatériel (PCI)
L’Ethnopôle accueille depuis juin 2016 une nouvelle salariée, Chloé BOUR, en Convention Industrielle de Formation par la Recherche (CIFRE) pour trois ans. Dispositif administré par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, il engage la réalisation d’une thèse au sein d’un organisme, pour lequel le thème de recherche lui permet de développer son activité et de faire innover ses pratiques.
Chargée de recherche et de valorisation du patrimoine culturel immatériel (PCI), Chloé BOUR réalise son doctorat en socio-anthropologie politique sous la direction de Ronan LE COADIC (sociologue au Centre de recherche bretonne et celtique – EA 4451, Université Rennes 2) et de Laurent-Sébastien FOURNIER (anthropologue à l’Idemec – UMR 7301, Université Aix-Marseille). Son travail se concrétise sous forme d'une recherche-action. En partenariat avec Bretagne Culture Diversité (Lorient, 56), elle a pour objectif d’analyser et d’expliciter la manière dont la Normandie et la Bretagne s’approprient le PCI et sa convention Unesco, par le biais d’actions participatives expérimentales avec les populations locales.
Le Carnaval de Granville inscrit à l'UNESCO
Le comité intergouvernemental des États membres de la convention de l’Unesco sur le patrimoine culturel immatériel, réuni à Addis-Abeba début décembre 2016, a inscrit le Carnaval de Granville sur la liste représentative du PCI. Cette candidature présentée par la France a été initiée dès 2009 par la communauté granvillaise à l’instigation du Comité d’organisation du carnaval. Le CRéCET puis La Fabrique de patrimoines en Normandie ont accompagné le comité dans cette entreprise de longue haleine et ont pris une part active à la constitution et à la rédaction du dossier.
La Normandie, avec trois dossiers, est désormais la région de France qui possèdent le plus d’éléments inscrits sur la liste représentative.
Carnaval de Granville
Crédit photo : Norbert Delaunay
RÉSEAU DES MUSÉES DE NORMANDIE
Réunion annuelle des musées du Réseau
L'Assemblée plénière du Réseau des musées de Normandie s'est tenue le 23 novembre 2016 au Musée Villa Montebello, à Trouville-sur-Mer. Ce temps de bilan et d'échange réunit une fois par an des représentants des musées membres du Réseau.
La matinée était consacrée au bilan des activités 2016, avec une présentation des évolutions de la base de données des collections des musées normands, une introduction au futur site web du Réseau des musées et les premiers résultats de l'Observatoire des musées.
Des élections ont permis de renouveler le Collège des professionnels du Comité d'orientation du Réseau, qui réunit désormais : Servanne DESMOULINS-HEMERY du Musée départemental d’art religieux de Sées, Magali GUILLAUMIN de la Maison des dentelles d'Argentan, Séverine GUILLOTTE du Réseau des sites et musées de la Manche, Dominique HÉROUARD du Musée d'Art et d'Histoire Baron Gérard de Bayeux, Karl LAURENT du Musée Villa Montebello, ainsi que les suppléantes Alix ALDUC du Château de Crèvecoeur et Florence CHALIGNÉ-LEPAREUR de l' Écomusée du Perche.
L'après-midi, les musées nouvellement adhérents ont chacun fait l'objet d'une présentation, suivie d'une visite des bâtiments destinés à devenir les Franciscaines, futur lieu culturel de Deauville.
Les nouveaux représentants des professionnels des musées au Comité d'orientation du Réseau.
La Fabrique de patrimoines en Normandie 17/01/2017, 11h32Actualités
Un documentaire sur notre laboratoire de conservation-restauration-numérisation a été réalisé dans le cadre de l'exposition "Côté coulisses. Les tableaux retrouvent leurs couleurs", exposition à voir depuis le 19 octobre au Musée d'art moderne Richard Anacréon (dans le cadre de « le Musée d'Art et d'Histoire de Granville s'invite au MAMRA »).
Vidéo : https://youtu.be/QuOTLC-W3QM
ETHNOPÔLE
Exposition, à partir du 4 novembre 2016, Médiathèque d’Alençon "Le savoir-faire du Point d’Alençon, un patrimoine culturel immatériel."
En 1976, il y a 40 ans, l’Atelier conservatoire national du Point d’Alençon était créé. Il marquait la prise en main par l’État d’un savoir-faire dentellier dont la transmission et la sauvegarde étaient, depuis le début du XXème siècle, tenus par une école dirigée par la congrégation de la Providence.
Engagée depuis plusieurs années dans la reconnaissance patrimoniale du Point d’Alençon, investie dans les célébrations du 40ème anniversaire de l’Atelier national, La Fabrique de patrimoines a conçu une exposition intitulée « Le savoir-faire du Point d’Alençon, un patrimoine culturel immatériel ». Celle-ci sera visible à partir du 4 novembre, durant un mois, dans le Hall principal de la médiathèque d’Alençon, près de l’entrée de la cour Carrée de la dentelle.
Reposant sur les précieux témoignages des dentellières, cette exposition explore en quoi leur pratique est un patrimoine culturel immatériel. Ce savoir-faire est porté par une communauté. Sa nature le rend impossible à consigner sur un document. Sa transmission, d’une dentellière à l’autre, s’effectue via une très longue initiation basée sur l’observation et une expérience d’une extrême exigence sur les plans techniques, physiques et psychiques. Le Point d’Alençon n’est pas qu’une prouesse manuelle ni une dentelle unique au monde. Il est un exercice rituel et cultuel qui délivre un message d’Humanité…
L’exposition a été réalisée avec le partenariat de l'artiste-photographe Olivia Gay, du service culturel de la Ville d'Alençon, du musée des Beaux-Arts d’Alençon et du Mobilier National, d’après une recherche de Yann Leborgne (chargé de recherche et de valorisation du patrimoine culturel immatériel). La création graphique ainsi que la production numérique et média ont été assurées par David Pytel (atelier de production de médias culturels de La Fabrique de patrimoines).
RÉSEAU DES MUSÉES DE NORMANDIE
Museomix à Vieux-la-Romaine !
La Fabrique de patrimoines en Normandie s'associe avec l'association Museomix Normandie et le Conseil départemental du Calvados pour créer un évènement inédit en Normandie :
MUSEOMIX, les 11, 12 et 13 novembre 2016, à Vieux-La-Romaine
Au cours de ce marathon créatif et connecté, 5 équipes de 6 participants bénévoles ont carte blanche pour inventer, fabriquer et tester de nouvelles expériences de visite. Le musée archéologique de Vieux-la-Romaine devient, pendant 3 jours, un laboratoire d'expression et d'innovation qui évolue avec ses visiteurs. De nombreux outils sont mis à disposition des équipes : machines à commande numérique du Fab Lab du Dôme, déplacées pour l'occasion (découpeuse laser, imprimante 3D, etc.), atelier de sérigraphie de l'Encrage, atelier de menuiserie, etc.
Le projet Naturalia vise à développer les connaissances liées aux collections régionales de sciences naturelles, à améliorer les conditions de conservation et à favoriser leur valorisation.
Naturalia est un terme général choisi pour faire référence aux collections liées aux sciences naturelles, aux spécimens végétaux, animaux ou minéraux qui ont été conservés, ainsi qu’aux objets et instruments ayant servi à leur étude. À partir du XVIIe siècle, des savants commencent à réunir une grande variété de spécimens et d'objets issus de la nature, pour créer des "cabinets de curiosités". Au-delà de la simple collection, il y a alors l’envie de décrire le monde, de penser la nature, les espèces et leur environnement et donc de les classer.
De configuration rurale, la Basse-Normandie compte
1814 communes dont plus des deux tiers ont moins de 500 habitants. Afin
d’établir des orientations stratégiques pour l’implantation puis le
développement de politiques de gestion de la préservation, il a été
considéré comme nécessaire de s’appuyer sur des données précises. Le peu
de transversalité à ce jour entre les différents services patrimoniaux
et l’absence de données standardisées, rendaient difficiles les analyses
globales ; c’est pourquoi il a été décidé de conduire une étude dont
les grands axes sont présentés ici.
Cette étude a été conçue pour
se dérouler en plusieurs phases. Engagée en avril 2000, elle se
poursuit actuellement sous d'autres formes. La première étape a consisté
en la réalisation d’une enquête auto administrée ; la seconde
consistait en une phase d'évaluations sur site.
Œuvres du 1% artistique dans les lycées de Basse-Normandie Inventaire et évaluation de l'état de conservation des œuvres issues du "1% artistique" dans les lycées de Basse-Normandie.
À l’occasion du soixantième anniversaire du 1% artistique, l’Inventaire du Patrimoine culturel de Basse-Normandie a entrepris en partenariat avec l’association Normandie Patrimoine - Centre régional de conservation-restauration des biens culturels, le recensement et l’étude des œuvres issues de cette procédure dans les 67 lycées publics des trois départements.
Ce travail a été réalisé par les membres du Comité Français du Bouclier Bleu (CFBB) sous la direction de Mme Christine d’Anterroches, qui dirigeait Normandie Patrimoine jusqu'à son décès en 2011, puis de Mme Elisabeth Mognetti.
Il est le fruit d'un gros travail mené par l'équipe de Normandie Patrimoine (maintenant Labo - service de conservation, restauration & imagerie scientifique de la Fabrique de patrimoines en Normandie) et reflète le travail novateur que cette structure a initié en proposant des pistes de travail et de réflexion sur les risques et le patrimoine culturel.
Aboutissement de nombreuses recherches et d’entretiens menés pour proposer un constat : des passerelles entre le monde de la culture et du patrimoine plus spécifiquement et celui des risques ou de la sécurité civile existent, et même se multiplient. La publication du CFBB fait le point tout d’abord sur la menace réelle que constituent les risques majeurs pour le patrimoine culturel. Sont proposées ensuite des pistes concrètes d’action pour que ces « mondes » puissent déjà mieux se comprendre, coopérer et engager des projets pour que ce patrimoine soit véritablement protégé et pris en compte dans les dispositifs de prévention des risques tels que les PPR et autres documents d’intervention comme les PCS, etc.